Sangsues médicinales, l’enquête continue !

Répartition actuelle connue de Hirudo medicinalis (données INPN, inventaire national des sangsues d’eau douce)
Hirudo medicinalis, teinte et motifs dorsaux typiques (lignes orange et ronds noirs) ventre clair à taches noires (quantité et taille des taches  variable) – B. Lecaplain
Hirudo medicinalis, teinte et motifs dorsaux typiques (lignes orange et ronds noirs) ventre clair à taches noires (quantité et taille des taches  variable) – B. Lecaplain
Mise en ligne : 
29/01/2020

En 2013, une enquête nationale sur les sangsues médicinales du genre Hirudo a permis de récolter de nombreuses données, notamment dans les réserves naturelles. Merci aux observateurs, gestionnaires qui ont transmis des données et des photographies.

Ce travail a permis de réaliser la carte ci-après. Il subsiste de nombreuses questions sur la répartition de la sangsue médicinale européenne Hirudo medicinalis ainsi que la présence en France de la sangsue médicinale méditerranéenne Hirudo verbana, qui occupe certainement de façon naturelle le sud de la ligne verte (mais possible ailleurs du fait de l’introduction de cette espèce aux XIXe et XXe siècle) et de la sangsue médicinale nord-africaine Hirudo troctina qui aurait été introduite au XIXe sicèle autour de Roscoff/29 et qui pourrait être présente de façon naturelle dans le Sud-Ouest de la France.

Au sud de la France et en Corse, nous n’avons pas pu obtenir d’informations suffisantes pour confirmer l’identification des Hirudo cités de documents de gestion ou bases de données. Une attention particulière doit être apportée dans ces régions.

Le suivi amphibiens printanier est propice à l’observation des sangsues médicinales qui peuvent parasiter les grenouilles et tritons et peuvent être décelées lors des suivis nocturnes (recherche à vue par éclairage des plans d’eau). La sangsue médicinale européenne occupe les mares, étangs et lacs mais également les marais, fossés, roselières inondées voire les ruisseaux forestiers.

C’est le moment de participer à l’enquête et de compléter la carte nationale !

Le genre Hirudo est souvent confondu avec la sangsue noire Haemopis sanguisuga voire avec d’autres sangsues. Des photographies sont obligatoires pour confirmer l’identification.

La distinction entre les trois espèces du genre Hirudo est souvent délicate. Une vue ventrale est nécessaire en cas de doute. Le ventre est uni chez Hirudo verbana mais des motifs intermédiaires existent.

Si vous avez observé une sangsue médicinale et que vous souhaitez contribuer à la connaissance de ces espèces en France, vous pouvez envoyer vos données et vos photographies à cette adresse aux coordinateurs de l’inventaire national.

 

 

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