Bandeau photo

Arbre mort - © L. Wen / Coeurs de Nature / SIPA

Massif du Ventron

Andromède à feuilles de polium - © P.-M. Aubertel
Andromède à feuilles de polium
Fleurs de canneberge - © P.-M. Aubertel
Fleurs de canneberge
Nacré de la canneberge - © P.-M. Aubertel
Nacré de la canneberge
Jeune faucon pèlerin - © RN du Massif du Ventron
Jeune faucon pèlerin
Ruisseau dans la réserve naturelle - © L. Domergue
Ruisseau dans la réserve naturelle
Tourbière bombée - © P. Foltzer
Tourbière bombée
Assise à la fois sur les versants haut-rhinois et vosgiens, la réserve naturelle du massif du Ventron, créée en 1989, étend ses 1647 ha entre 720 et 1204 m d’altitude. Elle abrite un vaste domaine boisé, ponctué de clairières tourbeuses sur le versant lorrain, de chaumes secondaires le long de la crête et de grands éboulis rocheux sur les pentes alsaciennes. (lire la suite de l’article)
Le site presente sur près de 400 ha une des rares forêts du massif vosgien à avoir conservé son caractère originel. La hêtraie-sapinière domine l’étage montagnard avec son climat frais et humide. Le mélange des feuillus et des résineux accueille un riche cortège d’oiseaux. Parmi les espèces les plus abondantes, on distingue le pinson des arbres, le rouge-gorge, ou le troglodyte. Elles côtoient d’autres espèces davantage liées aux conifères comme la mésange noire ou typiquement montagnardes tel le cassenoix moucheté. Les gros arbres morts offrent des habitats privilégiés pour de nombreux insectes, champignons, lichens et oiseaux cavernicoles tel le pic noir ou la chouette de Tengmalm. La présence de l’une des dernières sous populations vosgiennes du grand tétras doit également être mise en relation avec le maintien d’une forêt claire à gros bois. Les mammifères sont également bien représentés. Les ongulés (cerf, chevreuil, chamois et sangliers) atteignent localement des densités élevées. Martre, chat sauvage, écureuil et renard sont régulièrement observés sur le massif.
Sur le territoire de la réserve naturelle, on trouve plus d’une cinquantaine de tourbières et clairières tourbeuses qui abritent un monde vivant étonnant, véritable témoin des époques glaciaires : scheuchzérie des marais, andromède, grassette ou droséras. Les insectes, victimes régulières d’appétits chlorophilliens, sont des hôtes réguliers hauts en couleur. Parmi eux, deux superbes libellules, l’aeschne subartique et la cordulie au corps de feu, ou encore le nacré de la canneberge.
Aux abords des crêtes, cernées par la forêt, les cinq chaumes du site sont issues de défrichements anciens. Paysages de qualité, elles présentent un intérêt botanique par la diversité des espèces végétales rencontrées dont certaines sont d’intérêt patrimonial. Citons pour exemple l’orchis blanchâtre, la scabieuse, ou l’alchémille de Hope, toutes protégées à l’échelon régional. Les ligneux bas, comme la callune ou la myrtille sont également bien représentés sur les chaumes où la pression de pâturage reste faible.
L’alouette des champs, le pipit spioncelle et le faucon crécerelle sont les "habitués" de ces milieux. Par ailleurs, la quiétude des lieux et l’abondance de zones à myrtilles sont particulièrement recherchées par le grand tétras.
Les éboulis, véritables clairières minérales ponctuent le versant alsacien de la réserve naturelle. Ils abritent une végétation rupestre très spécialisée composée notamment de chardon défloré et d’épervière de Jacquin. Les pierriers sont l’un des milieux de prédilection des chamois. L’hermine, pour sa part, niche au creux des blocs et le lérot s’y endort en hiver. Bien ensoleillés, ils accueillent également des reptiles comme le lézard des murailles ou la coronelle lisse.
Les falaises et abrupts granitiques qui dominent souvent les éboulis sont les lieux de nidification d’oiseaux remarquables comme le grand corbeau ou le faucon pèlerin.
Code : 
RNN95
Département : 
Haut-Rhin
Vosges
Communes : 
Cornimont
Fellering
Kruth
Ventron
Wildenstein
Conservateur : 
Laurent DOMERGUE
Code INPN : 
FR3600095
Code WDPA: 
20638

Menu mentions