Présentation de l'atelier de préfiguration Roselières

Mise en ligne : 
30/11/2020

Les roselières présentent un intérêt patrimonial majeur. La valeur des roselières est en partie liée au rôle qu’elles jouent en tant qu’habitat d’espèces. Elles hébergent en effet la reproduction d’espèces à fort enjeux comme le Butor étoilé ou le Héron pourpré. Elles constituent également des zones d’hivernage et de haltes migratoires pour de nombreuses espèces de passereaux paludicoles comme la Rémiz penduline. Les roselières offrent en outre de précieux services écosystémiques comme l’épuration des eaux ou la protection des berges.
 
Or, l’état des roselières se dégrade en France et au-delà en Europe. Face à ce constat, un groupe de travail thématique « Rézo du Rozo » a été créé en 1998 au sein du réseau des Réserves naturelles de France. En 2001, le « Rézo du Rozo » a décidé de mettre en place un protocole de suivi commun s’inspirant d'un programme de recherche mené depuis 1996 sur les roselières littorales méditerranéennes.
 
Ce protocole avait deux objectifs : (1) constituer un référentiel typologique des roselières et (2) évaluer la pertinence des opérations de gestion.
 
Au total 21 réserves naturelles ont été impliquées dans ce suivi auxquelles se sont ajoutés trois sites du Conservatoire du Littoral.
 
Différents retours ont montré que le protocole du « Rézo du Rozo » ne permettait pas de répondre de manière satisfaisante aux objectifs fixés. C’est l’une des raisons pour laquelle l’atelier « Rézo du Rozo » s’est arrêté en 2015.    
 
Depuis, d’autres initiatives locales ont vu le jour. C’est le cas du projet « Roselières » porté par l’ADENA qui prévoit, pour la période 2019-2021, l’élaboration d’une stratégie de conservation à long terme des roselières littorales d’Occitanie (https://www.roselieres-occitanie.fr/). Ce projet se décline en 4 axes, dont un visant à élaborer une méthodologie pour suivre efficacement et de façon harmonisée les roselières. Ce projet est à l’origine d’une forte mobilisation au niveau régional avec 29 sites impliqués dont 3 réserves naturelles (RNN du Bagnas, RNN de l’Estagnol et RNN du Scamandre).
 
Les retours sur ce projet à l’échelle régionale mais également au-delà en France confirment le besoin toujours présent des gestionnaires de se doter d’outils pour étudier et suivre leurs roselières.
 
Dans ce contexte se pose la question de l’opportunité de relancer un atelier « Roselières » au sein du Réseau des Réserves Naturelles. Dans un premier temps, il s’agirait d’évaluer l’intérêt des gestionnaires pour cette initiative. Pour ce faire, un questionnaire vous est proposé. Les résultats obtenus permettront d’évaluer la pertinence de relancer cette dynamique de réseau autour de l’étude et de la préservation des roselières.  
Accéder au questionnaire 
En vous remerciant par avance pour vos réponses (souhaitées avant le 15/12/2020),
 
Cordialement
Xavier Fortuny, RNN du Bagnas
 

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