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Mou­tons au bord d'un canal aux Cous­souls de Crau - © M. Cris­to­fani / Coeurs de na­ture / SIPA

Coussouls de Crau

Berger et son troupeau de moutons - © M. Cristofani / Coeurs de nature / SIPA
Berger et son troupeau de moutons
Suivi télémétrique du lézard ocellé - © M. Cristofani / Coeurs de nature / SIPA
Suivi télémétrique du lézard ocellé
Suivi télémétrique du lézard ocellé - © M. Cristofani / Coeurs de nature / SIPA
Suivi télémétrique du lézard ocellé
La Crau est une plaine alluviale de 60 000 ha située aux portes d’Arles, entre Alpilles et Méditerranée. C’est le delta fossile de la Durance, qui y a charrié pendant cinq millions d’années des galets arrachés aux massifs des Alpes. Il y a 18 000 ans, le lit de la Durance est dévié, et son delta s’assèche pour laisser place à une steppe semi-aride : le « coussoul ». (lire la suite de l’article)
Le coussoul est parcouru par les moutons depuis l’Antiquité (et même le Néolithique), comme en témoignent les nombreux vestiges de bergeries romaines. La Crau reste aujourd’hui le principal terroir de l’élevage ovin transhumant de Basse Provence. Le coussoul, parcours de choix, est pâturé essentiellement au printemps avant le départ en transhumance vers le massif alpin. Au cours des siècles, le pastoralisme extensif a façonné la végétation du coussoul. Il est indispensable à la préservation de la flore et de la faune.
Le coussoul est renommé pour ses oiseaux, typiques des steppes ibériques et du Maghreb. Espèce phare, le ganga cata ne niche nulle part ailleurs en France. Le faucon crécerellette, l’alouette calandre, et l’outarde canepetière ont ici une part importante de leurs effectifs nationaux. L’œdicnème criard, le rollier d’Europe, le pipit rousseline, l’alouette calandrelle et la chevêche d’Athéna sont aussi des nicheurs remarquables.
Le pluvier guignard, le faucon kobez et le milan royal sont fréquents en migration ou en hivernage. Près de 150 espèces d’oiseaux sont observables dans la réserve naturelle. Le lézard ocellé, reptile autrefois abondant, est aujourd’hui très menacé. Le coussoul abrite deux insectes endémiques : le criquet de Crau et le bupreste de l’Onopordon. Certains canaux hébergent des communautés de libellules parmi les plus riches d’Europe, avec près de 50 espèces.
Le coussoul est un milieu très contraignant pour la flore: les galets recouvrent jusqu’à 70 % du sol. De plus, une véritable dalle de ciment naturel s’étend à quelques centimètres sous la surface : le poudingue. La plante la plus répandue est une graminée, le brachypode rameux. La coexistence du thym, de l’asphodèle fistuleux et du stipe chevelu fait du coussoul une communauté végétale unique.
Malgré son apparence monotone, le coussoul est une subtile mosaïque de milieux : la végétation change localement selon la pression de pâturage.
Le coussoul abrite peu de plantes menacées. On y trouve néanmoins une sous-espèce endémique de lichen. Une fougère très rare, la scolopendre sagittée, pousse dans certains puits.
Code : 
RNN152
Département : 
Bouches-du-Rhône
Communes : 
Arles
Eyguières
Fos-sur-Mer
Istres
Miramas
Saint-Martin-de-Crau
Salon-de-Provence
Conservateur : 
Axel WOLFF
Code INPN : 
FR3600152
Code WDPA: 
178228

Espèces mentionnées dans le périmètre de la réserve
(listes non exhaustives)

 
 

Sources des données : Observatoire des Réserves naturelles / INPN

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