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Un dispositif inédit en langue des signes française déployé dans les réserves naturelles

20 Juil

Réserves naturelles de France (RNF), en partenariat avec des réserves naturelles de Nouvelle-Aquitaine et des acteurs spécialisés de l’accessibilité, a développé un dispositif inédit en langue des signes française (LSF) destiné à permettre aux personnes sourdes et malentendantes de découvrir plus facilement les aires protégées et les milieux qu’elles abritent. Conçu avec la communauté sourde, il associe un kit d’animation pédagogique en LSF, six vidéos de découverte des milieux naturels signées et une formation destinée aux équipes d’animation. Une démarche qui a vocation à être déployée à plus grande échelle dans le réseau des aires protégées.

Un projet né d’un besoin de terrain

À l’origine de cette initiative : la réserve naturelle de Moëze-Oléron (LPO France) et la réserve naturelle de l’Étang Noir (Syndicat mixte de gestion des milieux naturels). Engagées depuis plusieurs années dans des démarches d’inclusion, leurs équipes ont identifié un besoin commun : mieux accueillir les publics sourds lors des animations et actions de sensibilisation à la nature.

Porté et coordonné par RNF, le projet est financé de 2023 à 2026 par le Fonds vert en région Nouvelle-Aquitaine. L’objectif : permettre à davantage de personnes sourdes de découvrir les réserves naturelles grâce à des outils adaptés et à des équipes mieux formées.

Un dispositif conçu avec la communauté sourde

Développé avec des membres de la communauté sourde et des organismes experts de l’accessibilité et de la langue des signes française, le projet repose sur trois composantes complémentaires : un kit de médiation, six vidéos en LSF permettant au public sourd de découvrir la diversité de milieux abrités par les réserves naturelles, ainsi qu’une formation destinée à accompagner les équipes d’animation dans l’accueil de ces publics, quel que soit leur niveau en LSF.

Le kit constitue le cœur du projet. Issu de plusieurs phases de tests et d’amélioration, il comprend un plateau magnétique, des pictogrammes réglementaires et des cartes de vocabulaire en LSF relatives aux espèces, aux milieux naturels et aux principaux éléments rencontrés dans une aire protégée. Chaque exemplaire peut être personnalisé selon les besoins de la structure utilisatrice.
Au total, 100 kits ont été produits. Une partie d’entre eux équipe déjà les réserves naturelles de Nouvelle-Aquitaine ; les autres kits sont mis jusqu’à fin 2026 à la disposition des structures souhaitant contribuer à la valorisation du projet.

 

« Les personnes sourdes qui ont testé l’outil nous disent combien il facilite les échanges et la découverte de nos réserves naturelles. Après plus de trois ans de travail collectif, notre ambition est de le diffuser largement pour faire de l’accessibilité un réflexe dans l’accueil des publics. »
— Nathalie BOURRET (RNN de Moëze-Oléron) et Paul LESIAK (RNN Étang noir)

 

Former les équipes pour rendre les aires protégées plus accessibles

Parce que l’accessibilité repose autant sur les outils que sur les pratiques d’accueil, RNF a également créé une formation dédiée à l’accessibilité des aires protégées. Elle doit permettre aux équipes
d’animation de mieux comprendre les besoins des publics spécifiques, d’adapter leurs supports et leurs animations et de renforcer leurs capacités d’interaction avec le public sourd.

La prochaine session se déroulera à Rochefort du 22 au 24 septembre 2026, après une demi-journée de préparation à distance le 17 septembre. Une journée de restitution et de valorisation du projet réunira partenaires et acteurs de l’éducation à l’environnement à Bordeaux en novembre 2026.
Au-delà des outils développés, cette démarche vise à faire évoluer à plus large échelle les pratiques d’accueil dans les aires protégées afin que chacun puisse accéder, comprendre et s’approprier les enjeux de protection de la nature.

 


Le projet en chiffres
  • 100 kits de médiation produits
  • 138 cartes de vocabulaire en LSF créées
  • 6 vidéos en LSF de découverte des milieux naturels >> À découvrir ICI
  • 1 formation dédiée à l’accessibilité des aires protégées
Les temps forts presse
  • Du 22 au 24 septembre 2026 – ROCHEFORT (17) : Formation des équipes et appropriation du dispositif de médiation en LSF.
  • 5 novembre 2026 – BORDEAUX (33) : Journée de restitution et de valorisation du projet.
Ressources
  • Les 6 capsules vidéos en LSF

Les partenaires du projet
Porteurs du projet
  • Réserves naturelles de France (RNF)
  • Réserve naturelle de Moëze-Oléron (LPO France)
  • Réserve naturelle de l’Étang noir (Syndicat mixte de gestion des milieux naturels)
Partenaires financiers
Partenaires techniques – Projet LSF
Partenaires techniques (dans le cadre de la phase de test / expérimentation) – Projet LSF
  • RNN du Banc d’Arguin
  • RNN des Étangs et Rigoles d’Yveline
  • RNN Site de Saint-Cyr
  • RNN Site Géologique de Limay
  • RNN des Coteaux de la Seine
  • RNN du Marais de Bonnefont
  • RNN de Moëze-Oléron
  • RNN de l’Étang Noir
  • INSEI
  • INJS de Bordeaux
Personnes / prestataires – Vidéos
  • Yves PRUD’HOMME / sourd et signant des vidéos YouTube
  • Bruno PICARD / interprète
  • Damien TUGULESCU / vidéaste
Personnes / prestataires – Module d’animation
  • Marie-Hélène VINCENT et Catherine DARGENT / Carrément Jeu
  • Matthia THIRION / Comment ça se signe
  • Xavier SINAN / SEPP
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La nature en danger, 50 ans après la loi de 1976

09 Juil

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 10 juillet 1976 était promulguée la loi relative à la protection de la nature votée à l’unanimité. Ce texte fondateur a profondément transformé le droit de l’environnement en consacrant la protection des espèces, des espaces naturels et des équilibres biologiques comme un objectif d’intérêt général. Alors que la crise écologique s’aggrave, cet héritage est aujourd’hui violemment attaqué.

Fruit de plusieurs décennies de travaux scientifiques, de mobilisations associatives et d’engagements citoyens, la loi de 1976 a doté notre pays de principes et dispositifs qui structurent le droit de l’environnement : protection des espèces, réserves naturelles, études d’impact, reconnaissance de la nature comme patrimoine commun.

Cet anniversaire devrait être un moment de célébration d’un nouvel élan. Il s’inscrit au contraire dans une séquence de démantèlement méthodique des outils de protection de la nature construits depuis un demi-siècle, au mépris de l’avenir et de la sécurité des Français – des écosystèmes robustes permettant de mieux faire face aux effets du changement climatique tels que la sécheresse, les canicules ou les inondations – et des engagements internationaux et européens de la France.

Le projet de loi dit « d’urgence agricole » en discussion au Parlement, en est une nouvelle illustration. Retour de néonicotinoïdes, affaiblissement de la protection des zones humides et de la ressource en eau, remise en cause de l’équilibre des instances locales de gouvernance de l’eau, autorisation de tirs d’une espèce protégée, le loup, dans les réserves naturelles et les cœurs de parcs nationaux, etc.

Alors que la participation des citoyens en matière d’environnement est inscrite dans la Constitution depuis 2005, le projet de loi prévoit de réduire et modifier des délais et modalités de recours. Notre démocratie environnementale est ainsi mise à mal et cela va hélas de pair avec le silence des gouvernements face aux les agressions violentes portées à des personnes, associations ou organismes publics (comme l’Office français de la biodiversité) qui servent et défendent la protection de la nature, et tentent de faire respecter l’état de droit.

Ces choix politiques contredisent directement les recommandations formulées par le Comité national de la biodiversité dans les avis qu’il a adoptés le 25 juin sur le Plan national de restauration de la nature (PNRN) et sur l’état d’avancement 2025 de la Stratégie nationale biodiversité (SNB). Instance multipartite de débat sociétal créée par la loi pour la reconquête de la biodiversité de 2016 et réunissant 150 parties prenantes, le Comité dénonce l’absence de vision stratégique, l’incohérence des politiques publiques, l’insuffisance des financements, le manque de mesures nouvelles et le décalage croissant entre les ambitions affichées et les décisions effectivement prises.

La France ne peut pas célébrer un texte fondateur tout en organisant son effacement. Face à l’urgence écologique, l’anniversaire de la loi de 1976 doit être l’occasion de renouer avec l’esprit qui a permis son adoption à l’unanimité des parlementaires : celui d’une vision de long terme, fondée sur les connaissances scientifiques au service de l’intérêt général.

Depuis des décennies, et pour certaines associations depuis plus de cent ans, le monde associatif naturaliste a su mobiliser une part significative de la population et de nombreux experts pour connaître la biodiversité, développer des actions originales pour la préserver et la faire connaître, et venir en appui aux services de l’État.  C’est ainsi que s’est constitué un remarquable réseau d’aires protégées. C’est tout cet effort collectif, réparti sur plus de trois générations, au bénéfice non pas d’intérêts privés mais de l’intérêt général qui est aujourd’hui remis en question, alors que la biodiversité continue de s’effondrer. Disparition de 32,5% des populations d’oiseaux communs des milieux agricoles depuis 2001, de 70% des haies depuis 2050, de 50% des zones humides dans les dernières décennies…

Nous, engagés dans la protection et la restauration de la nature au bénéfice de l’ensemble de la société, affirmons que la protection de la nature n’est ni un luxe ni une nostalgie : elle est une exigence vitale, démocratique, éthique et civilisationnelle. Protéger la nature, c’est donner à l’humanité plus d’assurance pour l’avenir.

 

Les signataires

Société Nationale de Protection de la Nature, France Nature Environnement, Société Herpétologique de France, Tour du Valat, Humanité & Biodiversité, LPO France, FERUS, Fédération des conservatoires d’espaces naturels, Ramsar France, Opie, Société Française pour le Droit de l’Environnement, Réserves Naturelles de France, WWW France

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Zones humides & Loi d’urgence agricole : les acteurs de terrain sont atterrés

03 Juil

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le projet de loi d’urgence agricole actuellement en discussion prévoit un affaiblissement sans précédent de la protection des zones humides. Une mesure peu médiatisée, qui va pourtant aggraver durablement la qualité de vie des Français.

À l’heure du changement climatique, des canicules et des inondations catastrophiques, les zones humides sont précieux outils d’adaptation pour préserver la santé des territoires et celle des humains. Ces territoires de marais, de tourbières, d’étangs nous protègent des sécheresses et des inondations, nous fournissent une eau de qualité, tout en participant à atténuer le changement climatique.

Ce sont ces services essentiels que le législateur a voulu préserver à travers la loi sur l’eau de 1992. Ce cadre de protection n’est pas un frein : c’est un outil de dialogue et de sécurisation des projets. Depuis de nombreuses années, gestionnaires d’aires protégées, collectivités et associations travaillent aux côtés des agriculteurs, premiers usagers et gestionnaires de ces milieux, pour chercher des solutions équilibrées et soutenir des pratiques conciliant production agricole, maintien de la ressource en eau et préservation de la biodiversité. Le cadre actuel permet le maintien d’activités agricoles compatibles avec ces milieux, telles que l’élevage extensif.

Nos organisations déplorent que des cas isolés de blocage ou de complexité administrative, bien identifiés et souvent déjà traités localement, soient aujourd’hui érigés en justification d’un assouplissement généralisé. Ce raisonnement conduit à un affaiblissement du cadre de protection pourtant essentiel, là où l’approche au cas par cas a démontré son efficacité.

Nous nous inquiétons également d’une dévalorisation de l’expertise scientifique et technique, qui remet en cause des décennies de suivis et de cartographie des zones humides mais aussi de retours d’expérience sur leur gestion. De nombreux arguments avancés en faveur d’un affaiblissement des protections reposent sur des contre-vérités : non, il n’y a pas 30% du territoire classé en zones humides ; non, des départements entiers ne sont pas classés en zone humide.

Ce projet ne simplifie pas : il désorganise et fracture. Il ajoute de nouvelles dérogations qui complexifient le dispositif et le rendent illisible et inapplicable. Il affaiblit les dynamiques locales en opposant des acteurs qui avaient appris à travailler ensemble et ouvre la voie à des conflits plus durs.

Il entre en contradiction avec les objectifs fixés par l’État, qui s’est engagé à restaurer 50 000 ha de zones humides d’ici 2030 : comment y parvenir si on facilite leur destruction ?

Nous appelons les décideurs à rejeter ce texte, et à ouvrir un véritable échange avec les praticiens de terrain afin de construire des solutions adaptées.  

Les signataires

LPO France, WWF France, SNPNRamsar France, Noé, Fédération des Parcs naturels régionaux, Fédération des conservatoires d’espaces naturels, Forum des Marais Atlantiques, Tour du Valat, Réserves Naturelles de France

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Loi d’urgence agricole : le Sénat fauche la raison !

02 Juil

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le projet de Loi d’urgence agricole est examiné par le Sénat en plénière cette semaine. Les propositions sénatoriales annoncent une dégradation supplémentaire du texte, servant ainsi les intérêts d’une agriculture industrialisée, déconnectée des réalités biologiques, aux dépens de la société et de la nature. A l’heure où canicules, tensions sur l’eau, santé humaine et animale sont au cœur de l’actualité, le débat sénatorial s’éloigne toujours plus de la science, de la raison, du terrain et de l’intérêt général.

Fin mai, l’Assemblée nationale adoptait sa version de la Loi d’urgence agricole, multipliant les reculs environnementaux. L’examen en Commission des affaires économiques du Sénat (17 juillet) et les amendements discutés en séance publique cette semaine annoncent des reculs plus importants encore, dont les conséquences nous alertent profondément.

La France sort à peine d’une deuxième canicule éprouvante en moins d’un mois, et un troisième épisode de fortes chaleurs s’annonce déjà. Début 2026, quarante jours de pluies ininterrompues (inédit depuis le début des mesures) causaient des inondations sans précédent sur une grande partie du territoire. Fin 2025, les épidémies de dermatose nodulaire bovine ou de grippe aviaire faisaient des ravages dans les élevages et affectait la faune sauvage. L’été dernier, 2.3 millions de citoyens signaient une pétition s’opposant à la réintroduction des pesticides néonicotinoïdes prévue par la Loi dite « Duplomb », les preuves et alertes sur l’impact des pesticides sur la santé humaine et la biodiversité s’étant encore multipliées depuis.

Autant de signaux devraient nous questionner. Le modèle agricole qui s’est développé en France depuis la seconde moitié du 20e siècle est au cœur de bouleversements environnementaux considérables. 70 % des haies, 50 % des zones humides, 25 % des prairies permanentes ont disparu, alors que ces milieux jouent un rôle indispensable pour l’atténuation (captation carbone) et l’adaptation au changement climatique (ex : atténuation des crues et des sécheresses). Notre dépendance aux pesticides de synthèse est la principale cause d’érosion du vivant ; en quelques décennies, 70 % à 80 % des insectes ont disparu, les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 32.5 %, sans oublier bien sûr les effets dévastateurs des intrants chimiques sur la
santé humaine (près de 2000 points de captage d’eau potable fermés pour cause de pollutions aux pesticides ou aux nitrates entre 1980 et 2025). L’agriculture constitue également le deuxième poste d’émission de gaz à effets de serre en France avec environ 20 % des émissions nationales (hors puits de carbone).

Les bouleversements environnementaux et climatiques, qui ont fait l’objet d’alertes pendant des décennies, deviennent aujourd’hui une réalité et sont appelés à devenir la norme dans un avenir proche. L’urgence nous commande de travailler dès aujourd’hui à des solutions d’avenir, pour la résilience de notre société, de nos écosystèmes et de notre agriculture. Et pourtant, « l’urgence » dont débattent nos sénateurs reste encore aux antipodes de ce que dit la science, de ce que vivent les français.

Retour des néonicotinoïdes, chasse au loup – une espèce protégée – jusque dans les réserves naturelles, destruction des zones humides, captation de l’eau et course à la mégabassine pour une minorité d’irrigants, affaiblissement des normes de protection de l’eau potable, développement des élevages contre nature… Les propositions à la table des parlementaires continuent de faire de la protection de l’environnement le bouc émissaire des crises agricoles, priorisant aveuglément un modèle intensif qui nous expose à une vulnérabilité toujours plus importante.

Plus que jamais, nous appelons vivement les parlementaires à écouter les alertes scientifiques et citoyennes pour que soit enfin traitées les causes profondes de la détresse agricole tout en protégeant à long terme notre environnement, notre agriculture et notre santé.

Les signataires

LPO France, WWF France, Comité français de l’UICN, SNPN, FERUS, Ramsar France, Réserves Naturelles de France

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La Camargue ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la souveraineté énergétique de la France

02 Juin

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Quinze organisations, réseaux d’espaces protégés, associations nationales de protection de la nature et gestionnaires d’aires protégées, appellent l’État à renoncer au projet de ligne aérienne très haute tension qui traverserait la Camargue, la Crau et la Terre d’Argence et à réaffirmer la vocation environnementale de la Camargue.
Alors que le ministère de l’Énergie a lancé le 13 mai 2026 l’instruction de la déclaration d’utilité publique d’une ligne électrique aérienne de 400 kV, les organisations signataires alertent sur la multiplication des projets d’infrastructures menaçant ces territoires, dénoncent un déficit démocratique, et appellent solennellement l’État à revoir sa position.


 

Un patrimoine naturel d’importance internationale sous pression

Le delta du Rhône constitue l’une des zones humides les plus vastes et diversifiées d’Europe. Située dans un couloir migratoire majeur, au coeur du « triangle d’or de la biodiversité » formé avec la Crau et les Alpilles, la Camargue concentre aujourd’hui le plus grand nombre d’outils de protection du territoire français : sites Ramsar, Réserve de Biosphère UNESCO, sites Natura 2000, Parc Naturel Régional, réserves naturelles, Grand Site de France…

Pourtant, la Camargue et la Crau subissent des pressions fortes et croissantes. La réindustrialisation et la décarbonation de la zone industrialo-portuaire de Fos-Berre vont générer des besoins supplémentaires en électricité qui devraient être principalement couverts par une nouvelle ligne aérienne très haute tension de 400 KV qui traverserait ces territoires sur 65 km. S’y ajoutent des projets de pipelines d’hydrogène à travers la Crau, un projet autoroutier menaçant les rares tourbières du nord de la Camargue, un projet de pont au cœur du delta et des parcs éoliens offshore susceptibles d’affecter de nombreux oiseaux migrateurs. Pris isolément, chacun de ces projets soulève des inquiétudes. Ensemble, leurs impacts cumulés pourraient fragmenter les habitats, fragiliser les dynamiques biologiques et hydrologiques, accroître les risques pour les populations locales et mettre à mal la culture et l’économie de ce territoire comme la vocation environnementale de la Camargue.

Un déficit démocratique préoccupant

Lors du débat organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) en 2025, une opposition forte à la ligne THT aérienne a été exprimée. Une contre-proposition enfouie, jugée crédible par une expertise indépendante mandatée par l’État, a été élaborée et est soutenue par les élus de l’ensemble des communes concernées entre Jonquières et Fos, ainsi que par un grand nombre d’acteurs, dont de nombreux agriculteurs. Malgré cela, le ministère de l’Énergie a lancé le 13 mai 2026 l’instruction de la déclaration d’utilité publique de la ligne aérienne, ignorant les recommandations de la CNDP et les voix des acteurs locaux.

Si les défis sont bien réels, les réponses ne sauraient opposer économie et environnement, transition énergétique et patrimoine écologique.

Les quinze organisations signataires lancent un appel solennel à l’Etat

Les organisations signataires de cet appel, très préoccupées par les développements en cours et les menaces qu’ils représentent pour un joyau dont la valeur naturelle et culturelle est reconnue internationalement, affirment que :

  • La transition énergétique et la décarbonation de l’industrie ne doivent pas se faire au détriment la transition écologique, et doivent pleinement intégrer les notions de sobriété énergétique, foncière et hydrique, ainsi que l’approche « Une seule santé ».
  • Les aires protégées ne peuvent être des variables d’ajustement des politiques de souveraineté énergétique ou d’aménagement du territoire ;
  • Accepter de tels aménagements et leurs impacts cumulés en Camargue et en Crau, malgré les multiples statuts de protection et labels attachés à ces territoires représenterait un précédent inacceptable. Cela reviendrait à entériner implicitement qu’aucun espace naturel protégé français ne soit réellement protégé.

Alors que nous célébrons cette année les 50 ans de la loi fondatrice de 1976 sur la protection de la nature ainsi que les 10 ans de la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, alors que le gouvernement s’apprête à finaliser et soumettre à la Commission européenne son plan national « Agir pour restaurer la nature », les signataires appellent l’Etat à :

À l’échelle du delta du Rhône :

  • Réaffirmer la vocation environnementale de la Camargue au même titre qu’il a affirmé la vocation industrielle et logistique de la zone de Fos-Berre, et agir en conséquence,
  • Abandonner le projet de ligne THT aérienne qui traverserait la Camargue, la Crau et la terre d’Argence, et développer, en concertation, une solution alternative qui ne soit pas aérienne.

À l’échelle nationale :

  • Réaffirmer qu’une nature préservée et fonctionnelle est un atout stratégique de la France et une garantie de résilience face au changement climatique, en conséquence de quoi les espaces naturels protégés doivent être respectés dans leurs périmètres et objets.
  • Assurer la compatibilité de tout nouveau projet d’aménagement avec les objectifs des divers espaces protégés présents sur les territoires concernés ou susceptibles d’être affectés par ces aménagements,
  • Être garant des processus de participation et de la pleine prise en considération des faits scientifiquement établis comme des connaissances, avis et propositions des acteurs des territoires concernés par les projets d’aménagement.

 

SIGNATAIRES

Comité français de l’UICN – Fédération des conservatoires d’espaces naturels – Forum des gestionnaires d’aires marines protégées – France Nature Environnement – Groupe d’étude des tourbières – Ligue pour la protection des oiseaux – MAB France – Ramsar France – Réseau des grands sites de France – Réserves Naturelles de France – Rivages de France – Société nationale de protection de la nature – Syndicat mixte de Camargue gardoise – Tour du Valat – WWF France

 

Télécharger le Communiqué complet >> CP-Camargue-28-05-2026

À lire également >> Appel solennel à l’État – La Camargue ne doit pas être sacrifiée

 

CONTACT PRESSE

Réserves Naturelles de France – Mathilde KOEHL – Tél : 06 09 78 04 97

Ramsar France – Denis BERLEMONT – Tél : 07 80 99 74 82 / 05 46 82 12 34

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Il faut en finir avec la scandaleuse capture de civelles dans la Réserve naturelle nationale de la Baie de l’Aiguillon

28 Mai

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Gravement menacée depuis des décennies, l’anguille d’Europe est toujours pêchée en France. Pire, notre pays est l’un des seuls à aussi autoriser la capture des alevins : les civelles, jusque dans la réserve naturelle nationale de la Baie de l’Aiguillon. La LPO, Réserves Naturelles de France, le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) appellent le Gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à cette situation aberrante permettant d’exploiter une espèce en voie de disparition dans l’un des espaces naturels censé être parmi les plus fortement protégés du territoire français. Une incohérence totale !

Un communiqué porté par la LPO et cosigné par Réserves Naturelles de France, le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF).


 

L’anguille d’Europe, poisson emblématique de nos rivières et de nos estuaires, est classée en danger critique d’extinction à l’échelle mondiale par l’UICN depuis 2008. Sa population s’est effondrée de 90 % en près d’un demi-siècle. Les pressions qui pèsent sur l’espèce sont nombreuses, comme l’altération des cours d’eau, les ruptures de continuités écologiques (barrages), la disparition des zones humides, les pollutions diverses, ainsi que la surpêche et le braconnage. Les scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) préconisent, depuis 2022, l’arrêt de toute pêche à l’anguille à tous les stades de son développement. Des professionnels de la restauration, comme le chef triplement étoilé Christopher Coutanceau, ont déjà suspendu la commercialisation de ce poisson.

Dans la Réserve naturelle nationale de la Baie de l’Aiguillon, sur un périmètre de moins de 50 km² situé au cœur du Parc naturel régional du Marais poitevin, est pourtant capturé chaque année jusqu’à 10 % du quota national de civelles, soit plus de 15 millions d’alevins ! Comble de cette situation tragique, 60% de ces futures anguilles ainsi pêchées dans les cours d’eau affluents de la Sèvre niortaise grâce à de l’argent public sont utilisés pour le repeuplement d’autres rivières européennes, sans qu’aucun suivi n’y soit effectué, alors qu’elles pourraient prospérer afin d’augmenter la très faible population locale !

Depuis l’automne, un groupe de travail coordonné par le préfet de Charente-Maritime a planché sur les mesures de protection de l’anguille au sein de la RNN de la Baie de l’Aiguillon. Alors que les conclusions des concertations doivent être rendues à la Ministre de la transition écologique prochainement, nous appelons à la fin immédiate de la pêche des civelles à l’intérieur de la réserve.

 


Nous avons alerté le Président de la République, le Premier ministre et la ministre de la Transition écologique, il est temps que la France en finisse avec cette tolérance inacceptable
Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Autoriser l’exploitation commerciale d’une espèce en danger critique au cœur d’une réserve naturelle nationale, c’est vider de son sens le plus haut niveau de protection que la loi française a prévu. Il est temps que les actes soient à la hauteur de nos engagements.
Maud Lelievre
Présidente du Comité français de l’UICN

La pêche et la commercialisation de l’alevin de l’anguille en général et en réserves naturelles à plus forte raison est un anachronisme qui doit impérativement cesser
Claude Roustan
Président de la FNPF

Les réserves naturelles ont vocation à protéger les espèces les plus menacées et à préserver les équilibres écologiques les plus fragiles. Permettre aujourd’hui l’exploitation d’une espèce classée en danger critique d’extinction au sein même de ces espaces protégés constitue une contradiction profonde. Il est indispensable d’agir en cohérence et responsabilité pour que ces espaces demeurent pleinement des lieux de protection, de restauration et d’avenir pour le vivant.
Michel Delmas
Président de Réserves naturelles de France

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Tirs de loups dans les réserves naturelles nationales : une ligne rouge qui porte atteinte à leur principe fondateur

12 Mai

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À partir du 19 mai, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Un amendement autorise désormais les tirs de loups dans les réserves naturelles nationales. Un collectif de gestionnaires d’aires protégées et d’ONG environnementales exige la suppression de cette mesure qui, sans améliorer la vie des éleveurs, va à l’encontre des objectifs de protection de ces espaces naturels et des engagements de la France en matière de biodiversité.

Un collectif de gestionnaires d’aires protégées et d’ONG environnementales demande le retrait immédiat de cette disposition.

Une atteinte directe au principe fondateur des réserves naturelles nationales et de la protection forte

Les réserves naturelles nationales (RNN), espaces rares en France représentant 0,37 % de la surface de l’hexagone, font partie des espaces les plus protégés de notre territoire, où la priorité est donnée à la conservation des espèces, des habitats et des processus écologiques.
Autoriser des tirs de loups, espèce protégée, dans ces espaces est contraire à leur mission de conservation. Permettre ces tirs serait une rupture avec le principe de protection forte ; les autoriser pour une espèce protégée ouvrirait la porte à une banalisation des interventions létales dans des territoires censés garantir la préservation du vivant. Il est inacceptable que des espaces créés pour protéger la biodiversité deviennent des terrains de destruction d’une espèce protégée comme le loup.
Cette mesure crée une distinction injustifiée entre réserves naturelles nationales et cœurs de parcs nationaux, alors que ces deux types d’espaces relèvent du même niveau de protection forte. Aucune justification écologique ne permet de traiter différemment ces espaces. Cette distinction remet en cause la cohérence de notre politique de conservation, tant au niveau national qu’international.

Des solutions très efficaces sur le terrain

Les éleveurs rencontrent des difficultés réelles face aux loups, mais dans les réserves naturelles nationales, tout comme dans les cœurs de parcs nationaux, les solutions existent et fonctionnent. Les données montrent que les dommages liés aux loups restent limités dans ces espaces, grâce à :

  • Des expérimentations de solutions de coexistence
  • Des moyens supplémentaires pour accompagner les éleveurs (pris en charge à hauteur de 100 % par l’État)
  • La présence de chiens de protection de troupeaux
  • Un accompagnement technique de proximité
  • Des dispositifs comme les bergers d’appui
  • Une sensibilisation des visiteurs de ces espaces aux enjeux du pastoralisme et au rôle des chiens de protection
  • Une médiation active et un suivi scientifique rigoureux

La coexistence entre l’élevage et les loups doit avant tout être basée sur la prévention et l’adaptation, pas sur des réponses létales.

Zoom sur un cas concret : la Réserve naturelle nationale des Hauts-Plateaux du Vercors

 

Un risque de contre-performance pour les éleveurs

Les tirs sont souvent présentés comme une solution rapide, mais les connaissances scientifiques montrent qu’ils peuvent avoir des effets contre-productifs. En tuant un loup, on désorganise la meute, ce qui augmente la dispersion des jeunes loups, plus enclins à attaquer les troupeaux. Les études montrent que cela aggrave la situation plutôt que de la résoudre.
Les tirs de défense ne permettent pas de faire baisser durablement les prédations sur les troupeaux domestiques. La prévention, en revanche, a montré des résultats probants et offre une réponse plus efficace et durable.

Le rôle écologique essentiel du loup

Le loup joue un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes. En participant à la régulation des populations de grands herbivores comme les cerfs, il aide à préserver la santé des forêts et à maintenir l’équilibre des milieux naturels. Ce rôle est fondamental dans les réserves naturelles nationales, qui ont pour mission de conserver ces équilibres écologiques.

Un enjeu de cohérence des engagements de la France

La France s’est engagée à renforcer son réseau d’aires protégées et à promouvoir la protection de la biodiversité, tant au niveau national qu’international. En autorisant des tirs de loups dans les réserves naturelles nationales, le gouvernement fragiliserait grandement la crédibilité de ses engagements et l’image de la France sur la scène internationale. Comment la France pourrait-elle demander aux autres pays, notamment dans les pays du Sud, de protéger leur grande faune sauvage ? Cette mesure va à l’encontre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2030, qui vise à protéger 10 % du territoire sous protection forte d’ici 2030 suivant l’engagement du Président Macron d’avoir 10 % du territoire national en plein naturalité, ainsi que de la Stratégie Européenne pour la Biodiversité 2030, qui inclut des objectifs pour la conservation des espèces et des habitats naturels. En outre, cela décrédibilise les engagements pris par la France dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et de la CITES.

Une demande collective claire

Face à ces enjeux, nous appelons les députés à supprimer cette disposition du projet de loi afin de préserver l’intégrité des Réserves Naturelles Nationales et de maintenir une politique fondée sur la prévention, la connaissance et la coexistence.

Les signataires

Réserves naturelles de France, les Parcs nationaux de France, la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels, l’Association Ramsar France, la LPO France, la Société nationale de protection de la nature (SNPN), France Nature Environnement, Humanité et Biodiversité, FERUS Ours Loup Lynx Conservation, ASPAS – Association pour la protection des animaux sauvages, Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM), WWF France

 

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Contact presse

Mathilde KOEHL, chargée de communication – RNF
mathilde.koehl@rnfrance.org – 06 09 78 04 97

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Enfin des perspectives positives pour la restauration de la population de Lynx

01 Avr

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Communiqué commun Réserves Naturelles de France, France Nature Environnement, Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, Observatoire des carnivores alpins et Rewilding France

 

Mardi 24 mars, se tenait à Dijon, la réunion du comité de pilotage (COPIL) du Plan national d’actions en faveur du Lynx boréal (PNA). À l’occasion de cette rencontre, le préfet coordonnateur du PNA a annoncé une expérimentation de lâchers de Lynx pour 2027, donnant ainsi de l’espoir pour l’avenir de l’espèce.

Tous les acteurs concernés par l’avenir de cette espèce menacée étaient rassemblés ce 24 mars pour faire un point d’avancement des actions mises en place pour réduire les menaces et ainsi sauver cette espèce classée en danger d’extinction en France.
L’année 2026 est en effet une étape charnière pour la conservation du Lynx, puisqu’elle marque, d’une part, la fin des cinq années de travail du premier Plan national d’actions et permettra, d’autre part et après un bilan, d’écrire ensemble les actions à poursuivre et les nouveaux leviers à prévoir.

Des actions qui commencent à porter leurs fruits

La réunion du COPIL a ainsi permis de dresser un bilan positif des divers volets du plan d’action. La résorption des points noirs de collisions sur les infrastructures routières est en bonne voie avec l’expérimentation d’un panneau routier de signalisation de la présence des Lynx pour les automobilistes, et des travaux de réaménagements des routes les plus mortifères vont être très bientôt engagés. Outre les actions des associations vers différents publics pour faire mieux connaître le Lynx, le Parc naturel régional des Vosges du Nord a présenté les résultats encourageants de ses actions pour l’amélioration de la coexistence avec les activités humaines, dont l’élevage. Du côté des chasseurs, là aussi, de nombreux outils et actions ont été développés pour une meilleure acceptabilité de l’espèce par le monde cynégétique. Enfin, les résultats de plusieurs études scientifiques visant à améliorer les connaissances sur la population de Lynx et ses interactions avec son environnement ont été présentés, notamment par l’Office français de la biodiversité.

Des lâchers en 2027

Mais le point d’orgue de cette rencontre a été l’annonce officielle d’une expérimentation de premiers lâchers de Lynx à l’horizon 2027 dans un territoire volontaire encore à déterminer, tout comme l’origine et le nombre de Lynx lâchés.

Les associations se félicitent de cette initiative salutaire et strictement nécessaire pour extraire ce grand félin de la situation critique dans laquelle il se trouve, sur le plan numérique et génétique. Cette annonce est conforme aux recommandations du Muséum national d’histoire naturelle qui indiquaient que la décision politique d’opérer des renforcements devait être prise au plus tard en 2026.

Les associations sont bien conscientes que le Lynx peut très occasionnellement causer des dégâts sur les troupeaux, mais elles rappellent qu’il est aussi un atout pour les écosystèmes, la régénération de nos forêts, et qu’il contribue également au développement d’un tourisme de nature, support d’emplois dans les territoires.

Les associations saluent donc ce passage à l’action du gouvernement qui redonne de l’espoir quant à la conservation du Lynx et à la coexistence entre Humain et vivant sauvage. Elles appellent à une démarche inscrite dans les actions du plan national et régional, menée dans un esprit de coopération internationale, reposant sur une consultation qualitative, appuyée sur des éléments scientifiques et sur l’appropriation locale des objectifs pour déterminer un territoire apte à accueillir ces renforcements de la population.

 

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20 ans de la loi Démocratie de proximité : Une vidéo pour souligner l’engagement des régions

27 Nov

À l’occasion des 20 ans de la mise en œuvre de la loi Démocratie de proximité, Réserves Naturelles de France a produit une vidéo-bilan pour valoriser deux décennies d’actions au service des territoires. Cette réalisation met en lumière la réussite d’une compétence régionale emblématique et essentielle pour les territoires : celle des réserves naturelles régionales (RNR) et de Corse (RNC).

 

Pourquoi cette vidéo ?

En 2002, la loi relative à la démocratie de proximité marque un tournant majeur pour la protection de la nature en France. Elle transfère aux Régions la compétence de création et de gestion des réserves naturelles régionales (RNR) et de Corse (RNC), un exemple de décentralisation réussie, permettant une meilleure association des acteurs locaux aux décisions prises dans les territoires. Vingt ans plus tard, le bilan est éloquent : près de 200 réserves naturelles régionales créées, représentant aujourd’hui plus de la moitié du réseau national des 368 réserves naturelles. Une réussite d’autant plus remarquable qu’elle s’est construite sans financement dédié, mais grâce à une gouvernance de proximité et une forte mobilisation des acteurs locaux.
Cette vidéo vient donner un cadre pour :

  • Saluer une politique régionale volontariste qui a fait ses preuves
  • Valoriser l’engagement des territoires pour la nature et le développement local
  • Rappeler que les réserves naturelles sont des projets de territoire co-construits avec l’ensemble des acteurs

Une approche collective et incarnée

Produite à la demande du groupe des Régions de Réserves Naturelles de France et du groupe des organismes gestionnaires de réserves, cette vidéo ne se contente pas de dresser un bilan chiffré. Elle donne la parole et rend hommage aux femmes et aux hommes qui font vivre cette politique de terrain :

  • Élus régionaux et locaux
  • Gestionnaires de réserves naturelles
  • Partenaires associatifs
  • Professionnels de la pêche et agriculteurs
  • Habitants des territoires concernés

La vidéo illustre concrètement le rôle essentiel que jouent les réserves naturelles régionales en conciliant préservation du patrimoine naturel, activités humaines et identité territoriale. Elle montre que ces espaces ne sont pas des sites sous cloche, mais des projets partagés, générateurs de fierté et d’appartenance territoriale.

Des réserves naturelles au service de l’avenir des territoires

Au-delà de leur rôle de protection de la biodiversité, les réserves naturelles régionales et de Corse s’affirment comme des outils essentiels pour l’adaptation des territoires au changement climatique. Elles contribuent à renforcer la résilience face aux risques naturels, participent à la régulation du climat et garantissent la qualité de l’eau, tout en offrant aux populations des espaces de nature de proximité. Une étude menée en Nouvelle-Aquitaine a d’ailleurs évalué à près de 9 millions d’euros par an les services rendus à la société par dix réserves naturelles*.
*Étude en cours de publication réalisée par Vertigo Lab – RNF, 2025 avec le soutien financier de la DREAL Nouvelle-Aquitaine et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (Fonds vert) et en lien avec la Région Nouvelle-Aquitaine.

Pour Michel Delmas, président de Réserves Naturelles de France, l’avenir des réserves naturelles régionales est déjà en marche : « Dans les 20 prochaines années, l’outil réserve naturelle régionale aura une place essentielle à trouver dans les politiques d’aménagement du territoire. Mais également en tant que solution fondée sur la nature pour rendre les territoires plus résilients au changement climatique, mais aussi comme espaces de nature de proximité pour nos concitoyens. »

Cette vidéo-bilan, diffusée le 6 novembre 2025 lors du Congrès de Régions de France à Versailles, célèbre ainsi deux décennies d’engagement des Régions et trace la voie pour les vingt années à venir, au service de la nature et des habitants.

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Vidéo sur la construction de la Maison de la Réserve Naturelle Régionale du Bocage des Antonins

06 Nov

Deux-Sèvres Nature Environnement, gestionnaire de la Réserve Naturelle Régionale du Bocage des Antonins, a porté le projet de création de la Maison de la réserve, la première de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ce projet ambitieux a permis la réhabilitation d’une ancienne stabulation agricole pour accueillir le personnel de la réserve et le public, valoriser la classe dehors, stocker le matériel associé aux travaux ainsi qu’aux études menées sur le site. Pour cette réhabilitation, l’association a veillé à concevoir un bâtiment exemplaire et pédagogique : économie circulaire, réemploi, matériaux biosourcés, intégration d’abris pour la biodiversité…

Vidéo à découvrir ici : https://youtu.be/Qt3jiKt2MYU?si=SQlUdD8NYOHCGSov

La Maison de la réserve naturelle a bénéficié du soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Gouvernement via les dispositifs « France Relance » et « Fonds vert », de la Communauté de Communes Val de Gâtine, de la commune de Saint-Marc-la-Lande et de la MAIF. Suivre les activités de la Réserve Naturelle Régionale du Bocage des Antonins sur https://www.bocage-des-antonins.fr

Réalisation : Valentin Trucchi et Léa Collober – 26 mn.

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Stratégie scientifique RNF 2030 : un cap collectif pour la connaissance et la préservation

18 Sep

Après plus de trois ans de travail collectif, le réseau RNF est fier de partager sa stratégie scientifique à horizon 2030. Initiée par la commission patrimoine biologique, enrichie par les autres commissions et nos partenaires scientifiques, cette stratégie trace une feuille de route claire, ambitieuse et collective pour l’avenir des réserves naturelles.

 

Pourquoi une stratégie scientifique ?

Les aires protégées sont des outils incontournables pour préserver la biodiversité et le patrimoine naturel. Les 365 réserves naturelles françaises se distinguent par leur forte vocation scientifique et leur présence dans une diversité sans égal de contextes physiques, géographiques et humains.

La stratégie scientifique vient donner un cadre structurant pour :

renforcer l’acquisition et le partage de connaissances,
valoriser le potentiel scientifique et technique du réseau,
mieux protéger les écosystèmes dans un contexte de changements globaux.
Une vision collective et interdisciplinaire

Fruit d’un travail collaboratif inter-commissions, enrichi par nos partenaires scientifiques, cette stratégie adopte une approche intégrée de la connaissance. Elle associe :

  • Les sciences de l’écologie et de la conservation, au cœur des missions des réserves.
  • Les géosciences, pour le patrimoine géologique et l’histoire de la Terre.
  • Les sciences humaines et sociales, pour comprendre les interactions entre sociétés et patrimoine naturel.

 

Les grandes finalités de la stratégie

La stratégie scientifique RNF vise à structurer les actions scientifiques des réserves et de leur réseau, afin de garantir leur aptitude à :

  • Éclairer et orienter les stratégies de création ou d’extension des réseaux d’aires protégées
  • Éclairer et orienter les actions de gestion des RN et des autres aires protégées
  • Rendre compte de l’efficacité de la gestion et de l’outil réserve naturelle
  • Contribuer à l’observation et à des programmes de connaissance aux échelles internationale, nationale, régionale et biogéographique
  • Contribuer de manière proactive à la recherche scientifique
  • Faire de la science un outil de dialogue avec les territoires et les citoyens

 

En deux mots, cette stratégie :

  • Réaffirme l’importance des approches fonctionnelles, en complément des approches patrimoniales ;
  • Fait une place assumée pour l’étude des paramètres abiotiques ;
  • S’appuie résolument sur la notion de socio-écosystème, intégrant les sociétés humaines aux objectifs scientifiques ;
  • S’intéresse aux changements globaux et à leurs effets sur les réserves naturelles ;
  • Structure les travaux de l’observatoire des réserves naturelles et de la contribution des RN aux dispositifs de surveillance à différentes échelles ;
  • Promeut la création de protocoles « à tiroirs », partiellement standardisés, pour concilier surveillance à grande échelle et réponse aux questionnements locaux ;
  • Valorise les réserves naturelles comme des laboratoires pour tester et déployer les nouvelles technologies d’inventaire et de suivi ;
  • Aborde les aspects éthiques des actions scientifiques en réserve naturelle.

 

Adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale du 12 juin 2025, cette stratégie devient désormais la référence pour toutes les actions scientifiques du réseau.

 

Un outil pratique pour tous

La stratégie scientifique RNF propose des modes d’emploi adaptés à chaque acteur :

  • Gestionnaires : orienter les actions sur le terrain.
  • Chercheurs : identifier les priorités et collaborations.
  • Partenaires techniques et financiers : comprendre la valeur ajoutée et les objectifs du réseau.
  • Autorités de classement et de tutelle : éclairer leurs décisions et renforcer les politiques publiques.

Cette stratégie reflète la diversité des missions et des expertises du réseau RNF. Elle incarne notre volonté de mettre la science au service de la nature et des territoires.

Un immense merci à toutes les personnes qui ont contribué à son élaboration : commissions, gestionnaires, partenaires scientifiques et membres du réseau.

 

 

>> Télécharger la stratégie

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Une nouvelle Réserve naturelle régionale voit le jour dans les Deux-Sèvres : la Vallée du Pressoir

07 Juil

Fin mars 2025, la Vallée du Pressoir a officiellement rejoint la grande famille des Réserves naturelles régionales (RNR) ! Située sur les communes de Saint-Jacques-de-Thouars, Mauzé-Thouarsais et Sainte-Radegonde (communes déléguées de Thouars), cette vallée encaissée, discrète mais exceptionnelle, devient la dénommée RNR de la Vallée du Pressoir. Une protection forte pour un site aux richesses naturelles, géologiques et paysagères hors du commun.

 

56 hectares de nature précieuse à protéger

Le long du ruisseau du Pressoir, qui serpente entre falaises, forêts de pente et coteaux calcaires, s’étend un territoire de 56 hectares d’une rare diversité. Parmi les joyaux du site : la cascade du Pressoir, des pelouses sèches sur dalles calcaires, une étonnante formation fossile surnommée le champ d’étoiles… autant de témoins d’une nature vivante et d’un passé géologique fascinant.

Un patrimoine naturel d’exception

44 habitats naturels y ont été recensés, dont 7 d’intérêt communautaire. La Vallée est classée ZNIEFF de type 1 et abrite des pelouses pionnières sur dalles calcaires, à la fois semi-arides et acidiphiles, qui constituent les milieux les plus sensibles et les plus menacés.
Le site est un repère pour les botanistes : 8 espèces floristiques hautement patrimoniales y sont présentes, comme l’Ophioglosse des Açores, la Gagée de Bohême, l’Orchis singe, la Luzerne rigide, la Crucianelle à feuilles étroites, l’Orpin à cinq étamines, ou encore le Trèfle de Boccone et le Buplèvre à tiges fines.
La diversité des habitats naturels favorise une faune exceptionnelle, avec plus de 600 espèces recensées, dont plus de 100 protégées, à l’image de la Loutre d’Europe et du Crossope aquatique.
Et sous nos pieds, un trésor vieux de 180 millions d’années : dans le fameux champ d’étoiles, gisent des fossiles d’échinodermes marins dont les tiges fossilisées dessinent de petites étoiles, vestiges d’un ancien fond marin.

Un statut de protection forte pour préserver, connaître et partager

Face aux pressions qui pèsent sur ce milieu (colonisation forestière, fréquentation non maîtrisée…), le classement en RNR vise à :

✔️ Préserver durablement un patrimoine naturel rare et fragile ;
✔️ Réguler les usages et limiter les impacts liés à la fréquentation ;
✔️ Conduire une gestion active, fondée sur la connaissance, l’étude, la surveillance et la sensibilisation ;
✔️ Mettre en œuvre un plan de gestion ambitieux sur 10 ans, renouvelable.

Ce projet, porté par la Communauté de communes du Thouarsais, offre à la Vallée du Pressoir une nouvelle dimension : celle d’un espace protégé, géré collectivement, où se conjuguent préservation de la nature et éducation à l’environnement.

Une nouvelle RNR, un nouvel élan

Avec ce classement, la Vallée du Pressoir devient un espace vivant de protection et de transmission, un lieu où se conjuguent conservation, savoir et émerveillement. Une belle victoire pour la biodiversité régionale… et un appel à la vigilance collective pour la préserver.

Azuré du serpolet_RNR Vallée du Pressoir ©Mathieu BOULLANT

Azuré du serpolet_RNR Vallée du Pressoir ©Mathieu BOULLANT

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RNF signe une tribune collective pour une refondation durable de Mayotte

26 Mai

Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappait violemment Mayotte, provoquant des dégâts considérables sur les écosystèmes insulaires, notamment forestiers. Face à l’urgence écologique et sociale, Réserves naturelles de France et dix autres organisations nationales et locales se sont mobilisées pour produire un rapport collectif : “Forêts en crise – Mayotte après Chido”.

Ce document est à la fois un signal d’alerte et une contribution stratégique pour inscrire la forêt mahoraise au cœur des politiques de refondation du territoire.

Lire le rapport complet

 

POURQUOI CE RAPPORT ?

  • Une perte massive de canopée
  • Des arbres déracinés, des sols déstabilisés
  • Des risques accrus d’incendie et de pression foncière illégale

Les forêts mahoraises sont des remparts naturels essentiels : elles protègent les ressources en eau, la biodiversité, l’agriculture, le lien social. Elles doivent être considérées comme un enjeu central de résilience pour Mayotte.

3 AXES MAJEURS DE PROPOSITION

  • Pensez globalement, agir localement
    Intégrer les forêts dans la future loi de refondation de Mayotte, le Schéma d’aménagement régional (SAR) à réviser post-Chido, une feuille de route spécifique à la restauration forestière.
  • Coordonner les actions de terrain
    Mutualiser les moyens, agir avec les associations mahoraises déjà à l’œuvre, reconnaître leur expertise.
  • Mobiliser la société
    Impliquer citoyens, collectivités, scientifiques, institutions : la restauration ne pourra réussir qu’en fédérant toutes les forces vives.

NOS DEMANDES CLÉS :

  • Associer les associations locales mahoraises aux décisions et chantiers à venir
  • Reconnaître leur expertise territoriale
  • Allouer les moyens humains et financiers nécessaires à une ambition durable.

RNF réaffirme son engagement aux côtés des acteurs de Mayotte pour que la forêt soit pleinement reconnue comme un levier stratégique de reconstruction écologique, sociale et territoriale.

 

Nos partenaires engagés :
Canopée – Forêts vivantes, Conservatoire Botanique National & CPIE de Mascarin (CBN-CPIE Mascarin), France Nature Environnement, GEPOMAY, Humanité et Biodiversité, LPO France, Mayotte Nature Environnement, Les Naturalistes de Mayotte, Comité français de l’UICN, WWF

 

Mangrove de Tsingoni après le passage de Chido, ©GEPOMAY

Mangrove de Tsingoni après le passage de Chido, ©GEPOMAY

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Formation préalable au commissionnement et assermentation des agents de RN et gardes du littoral de Mayotte

24 Avr

Initialement prévue en janvier 2025, puis repoussée en juin et enfin en novembre 2025 à cause du passage du cyclone CHIDO sur l’archipel de Mayotte, cette formation théorique s’est finalement tenue depuis le 14 avril dans les locaux du Centre National de Fonction Publique Territoriale de Doujani (Mayotte).

Elle est dispensée dans un premier temps durant 2 semaines par Monsieur Mathieu LABRANDE, juriste et formateur à l’Ecol’ au Droit de Lyon.

Elle se poursuivra ensuite du 12 au 16 mai 2025 au même endroit avec un autre formateur, avant que les agents de Mayotte ne soient commissionnés et assermentés.

Une nécessité absolue compte tenu du contexte sur l’île depuis le passage du cyclone et du besoin de restauration de la forêt.

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Pour la première fois en France, l’organisation d’un congrès mondial des Gardes Nature !

05 Nov

Organisé du 7 au 11 octobre 2024 à Hyères par la Fédération Internationale des Rangers (IRF) et Gardes Nature de France (GNF), le 10ème Congrès mondial des Gardes Nature, autrement appelés « rangers », a réuni plus de 400 agents venus de 90 pays.

Une délégation française de quarante agents représentatifs des différents réseaux d’espaces naturels et de la communauté des Gardes Nature de l’hexagone et des territoires ultra marins. Parmi eux, 10 agents du réseau des Réserves Naturelles ! © Stefano BLANC

Objectif 30 x 30 : quelle contribution des Gardes Nature ?

D’ici 2030, 30% des terres et des mers de notre planète devraient être protégés d’après l’objectif 3 du Cadre Mondial pour la Biodiversité (CMB) adopté lors de la COP 15 de la Convention sur la Diversité Biologique à Montréal en décembre 2022. A travers 22 ateliers thématiques, 8 sorties terrain, de nombreuses interventions en plénière mais aussi des échanges permanents entre Gardes, les travaux menés lors de ce 10ème Congrès visaient notamment à mieux structurer et faire connaître les contributions des Gardes dans leur diversité pour atteindre cet objectif mondial 30 x 30.

La déclaration de Hyères 2024 : un plaidoyer pour les Gardes Nature et la reconnaissance de leur métier !

S’appuyant sur une enquête menée auprès des « rangers » du monde entier, cette déclaration solennelle a été adoptée par l’ensemble des Gardes présents au Congrès. Elle s’adresse à la communauté internationale, en particulier les gouvernements, les structures employeur de « rangers », les ONG de conservation, etc… Elle constitue un plaidoyer pour les Gardes Nature ou « rangers » et leur métier, ainsi qu’une feuille de route pour une véritable professionnalisation. Elle souligne par ailleurs l’intérêt d’une représentation des « rangers » dans les instances de décision à l’échelle mondiale.

Dans la continuité du congrès, la déclaration a été présentée à la COP 12 contre les criminalités environnementales, à Vienne (14-18/10/2024), ainsi qu’à la COP 16 de la Convention sur la Diversité Biologique, à Cali en Colombie (21/10-1/11/2024), par la Présidente de GNF, Carole d’Antuoni, et le Président de l’IRF, Chris Galliers.

>> Accéder à la déclaration des Gardes Nature d’Hyères

 

Un accueil des Gardes étrangers post congrès : apprendre des autres qui viennent de l’autre bout du monde…

Gardes Nature de France a souhaité permettre aux collègues Gardes étrangers qui le souhaitaient, de poursuivre la semaine de Congrès par une découverte de nos espaces protégés. Encore mieux : être accueillis par des Gardes français et vivre leur quotidien pour partager compétences et expériences réciproques ! Grâce à l’enthousiasme et à l’engagement de Gardes volontaires, et en lien avec leur structure ou réseaux respectifs (Réserve Naturelles de France – NatureXpairs, la Réserve Naturelle Nationale Marine de Cerbère Banyuls, le Parc National de Port-Cros, l’Office Français de la Biodiversité, le Parc Naturel Régional du Verdon), 8 rangers ont pu être accueillis, pour certains durant plusieurs jours, au sein de nos territoires.

 

Accueil sur mesure de 2 délégations australiennes dans la RNN marine de Cerbère-Banyuls pour Michael (Council of Oceania Rangers Association) puis pour Jo, Niahm et Jess (Queensland park and wildlife sevices). Un encadrement assuré par Ronan Rivoal et l’équipe de la RNN. © RNN Cerbère-Banyuls

Un grand merci à celles et ceux qui se sont mobilisés et investis directement ou indirectement, pour rendre possible ces expériences mémorables et très enrichissantes pour tous dans la continuité du Congrès.

>> Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du World Ranger Congress

 

Article rédigé par Laurent Domergue

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Création de la Réserve naturelle régionale de la Colline Saint-Martin et des Rougeaux

11 Oct

La ville de Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne accueille une nouvelle Réserve naturelle régionale : la Colline Saint-Martin et des Rougeaux. Avec ses 27,7 hectares, elle devient la 360ème réserve naturelle française, offrant une protection renforcée à des milieux remarquables dans un contexte urbain.

Cette nouvelle réserve présente une diversité écologique rare en Île-de-France, avec des prairies calcaires pionnières et des boisements thermophiles. Ces habitats uniques abritent des espèces végétales protégées comme l’Épiaire d’Allemagne et des entomofaunes spécifiques aux milieux secs et ensoleillés. Le site se distingue également par ses falaises calcaires, vestiges géologiques spectaculaires, certains datant du Campanien supérieur (~72 millions d’années).

La réserve est un véritable refuge pour la biodiversité avec plus de 460 espèces végétales, 18 espèces de mammifères, dont plusieurs chauves-souris hibernant dans les anciennes galeries de calcaire (zone Natura 2000). C’est aussi un site patrimonial important, offrant de superbes panoramas sur la confluence de la Seine et de l’Yonne.

C’est grâce à une collaboration entre la mairie de Montereau-Fault-Yonne et l’AGRENABA (gestionnaire de la Réserve naturelle de la La Bassée) que cette réserve régionale voit le jour, après avoir été une RNV (Réserve Naturelle Volontaire). La gestion conjointe vise à restaurer et préserver les pelouses calcaires et à intégrer la réserve dans un environnement urbain dynamique.

 

© Maureen KONRAD

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Baignade et bivouac désormais interdits aux lacs Jovet

02 Août

Ces dernières années, le bivouac et la baignade sont devenus une activité à part entière pour certains visiteurs, générant ainsi des nuisances sonores, de la pollution par les déchets et les toilettes sauvages, ainsi qu’une érosion et dégradation des habitats naturels fragiles. Cette fréquentation importante conduit également à augmenter les conflits d’usage, le secteur étant pâturé par un troupeau ovin, conduit par un berger et protégé par des chiens de protection des troupeaux.

Soucieux de garantir l’équilibre entre les activités de loisirs en montagne et la préservation des écosystèmes, la commune des Contamines-Montjoie, Asters, gestionnaire de la réserve naturelle, les acteurs locaux et l’État ont décidé d’agir.

Aussi, sur la base d’un consensus, le 16 mai 2024, le préfet de la Haute-Savoie a un arrêté préfectoral pour réglementer la pratique du bivouac et les activités de baignade et de navigation dans les secteurs des lacs Jovet et de Plan Jovet au sein de la réserve naturelle nationale des Contamines -Montjoie.

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Extension de la Réserve naturelle nationale de la Dune Marchand

31 Mai

La Réserve naturelle nationale de la Dune Marchand, gérée par le Département du Nord et propriété du Conservatoire du littoral, a récemment vu sa superficie augmenter, passant de 83 ha à 113 ha !

Cette extension va permettre de renforcer la protection du site qui présente de forts enjeux géomorphologiques, herpétologiques et botaniques.

La variété des milieux présents sur la réserve naturelle attire une faune très diversifiée. Dans les mares, zones refuges, de nombreux amphibiens profitent de la nourriture présente : on y découvre les crapauds calamite, les tritons crêtés ou encore les grenouilles rousses. Au printemps, on peut reconnaître le chant du rossignol philomèle dissimulé dans les fourrés.

Avec près de 400 espèces, ce site abrite une flore très variée. En ce moment, on y trouve notamment le Panicaut maritime, des orchidées (Dactyloriza incarnata, sur la photo) et la violette de Curtis.

Le réseau des réserves naturelles compte 359 réserves naturelles classées pour une superficie totale de 171 218 392 ha !

RNN_Dune Marchand_Panicaut maritime_©Aline BUE
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